Economie - SBM après la pluie

Les résultats du dernier exercice accusent une perte de 14,7 MF et le chiffre d'affaires (1,42 milliards de francs) une baisse de 10% par rapport à l'année précédente. La chute de la lire et les problèmes de la SMAR en sont les principaux responsables. De nouvelles donnes s'esquissent.

Jean-Luc Biamonti aux côté de SEM Raoul Biancheri

La chute des recettes des jeux explique le recul enregistré cette année. Si le Casino reste un entre d'intérêt marqué avec 384.000 entrées payantes contre 362.000 lors du précédent exercice, la diminution des recettes est marquée avec -30% aux Jeux Européens. Moins de clients avec un potentiel de dépense toujours inférieur, soit un résultat brut du secteur Jeux sensiblement dégradé qui n'atteint plus que les 118 MF. La baisse de la lire en est responsable tout comme la mauvaise presse liée à l'affaire de la SMAR, filiale de la SBM. Le secteur hôtelier affiche également une perte de 77 MF malgré la reprise de l'activité économique. Le CA accuse une baisse de 4%, passant de 417 MF à 402 MF. Le coefficient d'occupation des Hôtels est de 51,2% contre 54,1% au 31 mars 1995. Seul l'Hôtel de Paris a vu, grâce à la progression de son secteur restauration, son CA augmenter de 5% avec un taux d'occupation de 53%, alors que l'Hôtel Hermitage est en diminution sensible avec 48% et que le Monte-Carlo Beach réalise un CA équivalent à l'année précédente. A noter la baisse de fréquentation hors saison d'été de la salle des Etoiles, en raison de la diminution des congrès et manifestations spéciales, la hausse de 12% des recettes des restaurants de l'Hôtel de Paris, le maintien à un niveau exceptionnel du nombre des couverts servis au Café de Paris (860 par jour en moyenne), confirmant son rôle important dans l'activité de la SBM. Les charges d'exploitation pesant sur le secteur hôtelier devraient être l'objet d'allégements à venir et les budgets d'investissements limités aux projets réellement indispensables et rentables ainsi qu'aux mesures permettant une réduction des coûts de structure.

A l'ouest, du nouveau

La clientèle italienne, traditionnellement en vedette en Principauté, ne se situe plus qu'en quatrième position derrière les USA, la France, et la clientèle "long courrier" qui englobe aussi bien les clients venus d'Amérique du Sud ou d'Asie. Ce continent est d'ailleurs le plus représenté avec les USA au sein de l'Hôtel de Paris. Notons également qu'il y a aujourd'hui autant de clients Russes (4%) que de Suisses et au moins un pour deux anglais... Fruit des campagnes de marketting auprès des agences de voyage et de la prospection de la clientèle sur tous les continents, il apparaît qu'il n'y a plus de marché dominant par pays, l'avantage étant d'atténuer les contre coups en cas de chute brutale de devises. La clientèle individuelle n'est plus vraiment au rendez-vous, progressivement remplacée par celle d'affaires qui représente aujourd'hui 42% des recettes hôtelières.


Jean-Luc Biamonti nouveau président

Au cours de l'Assemblée Générale, la nomination de Jean-Luc Biamonti en qualité de Président du Conseil d'Administration a été annoncée et a pris effet le même jour. Agé de 42 ans et de nationalité monégasque, il est diplômé de l'ESSEC, détient un MBA de la Columbia Business School et collabore actuellement avec l'une des premières banques d'affaires internationale basée à Londres. Arrivé au terme de son mandat, non renouvelable, SEM Raoul Biancheri, qui occupait le poste d'administrateur depuis 1988, a accepté d'assurer la Direction Générale de la SBM a laquelle il apportera le poids de son expérience.


 

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